Communiqué de presse

Novembre 2017

L’Ordre des médecins dénonce sans réserve tout harcèlement sexuel dans le milieu médical.
Le Conseil National rappelle que l’Institution est en capacité d’entendre les victimes de harcèlement sexuel et d’en sanctionner les auteurs dès lors qu’ils sont inscrits à l’Ordre des médecins.

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Cartographie interactive

Septembre 2017

L’Ordre des médecins poursuit son action pour mieux faire connaître, au plus près des territoires, l’évolution de l’offre de soins avec la mise en ligne de sa nouvelle carte interactive de la démographie médicale.
Cet outil confirme la pertinence d’une réforme de notre système de santé qui serait construite au plus près des territoires.

Elle sera accessible sur le site du CNOM à l’adresse : https://demographie.medecin.fr/

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Communiqué de l’Assurance Maladie

Simulateur de lutte contre les déserts médicaux :

En quelques clics à partir de son profil et de ses préférences d’exercice, tout médecin exerçant tout ou partie en libéral peut savoir de quel contrat il peut bénéficier ou non et découvrir le montant des aides auxquelles il peut prétendre.

Pour rappel, 4 nouveaux contrats ont été mis en place début 2017 : CAIM, COSCOM, CSTM, COTRAM.

Lien : Simulateur de lutte contre les déserts médicaux

Guide du bon usage du médicament en Gériatrie

Mars 2016

L’ARS Alsace Champagne-Ardenne Lorraine annonce la parution d’un « Guide du bon usage du médicament en Gériatrie » destiné à prévenir la iatrogénie en EHPAD. Ce guide comprend trois parties :

  • les médicaments inappropriés, à éviter chez le sujet âgé, et les alternatives envisageables
  • une liste préférentielle de médicaments à rapport bénéfice-risque évalué et jugé acceptable
  • une partie infectiologie reprenant les règles de bon usage des antibiotoques en EHPAD

Ce guide est disponible gratuitement à l’ARS et peut être téléchargé sur son site.

De la mort au don d’organe

Septembre 2015

Colloque national des espaces de réflexion éthique régionaux et interrégionaux du 10 et 11 septembre 2015

La transplantation est le meilleur voire le seul choix thérapeutique pour de nombreuses pathologies menant à une défaillance d’organe terminale. La demande de greffons ne cesse d’augmenter mais n’est plus satisfaite. En cause, le taux de refus de la part des familles au don d’organe qui ne fléchit pas voire se majore alors même que toute personne est présumée consentante si elle n’a pas manifesté d’opposition de son vivant.

Ce constat s’inscrit dans une mouvance plus générale d’affirmation des droits du patient, le malade et ses proches voulant être acteurs des prises en charge concernant leur santé et leur devenir en se réappropriant toutes les décisions les concernant ; l’expertise médicale, basée sur les preuves , est elle-même sujette à caution et mise en balance avec des choix personnels reposant parfois sur des croyances ou des principes idéologiques .

La mort encéphalique est au centre du processus de don d’organes. La difficulté pour le grand public tient aux doutes sur le fait que la mort cérébrale signe la mort du sujet, victime le plus souvent d’une hémorragie cérébrale ou d’un traumatisme crânien majeur, les techniques de réanimation permettant de préserver les autres paramètres vitaux.

Selon les pays, les critères ne sont cependant pas les mêmes !

En France, la loi impose un cadre strict et très contraint qui définit la mort encéphalique comme « la destruction irréversible de l’ensemble des fonctions cérébrales chez un sujet à cœur battant, secondaire à un arrêt complet de la circulation cérébrale ».

En pratique, le cœur bat et la respiration est contrôlée mais toute conscience a disparu, il n’existe plus aucune activité spontanée ni reflexe d’origine du tronc cérébral, plus de ventilation spontanée.

Si le diagnostic de «coma dépassé » est essentiellement clinique, la mort encéphalique doit, dans le cadre d’un prélèvement multi-organes, être confirmée par des examens complémentaires standardisés, un test d’apnée avec hypercapnie secondaire (arrêt du respirateur durant 15 mn), 2 EEG successifs totalement a-réactifs, une artériographie ou le plus souvent un angioscanner qui ne doit plus déceler aucune perfusion cérébrale.

Il apparait donc que l’entretien avec la famille est tout à fait fondamental pour recueillir d’une part les intentions de leur proche mais aussi pour, à force d’explication, lever malgré toutes les apparences toute ambiguïté sur l’état irréversible de son état et permettre d’échanger sur la signification du geste.

Toutes les garanties  offertes par la loi et par  la procédure, très encadrée, devraient être de nature à rassurer le grand public qui doit en être informé et incité au don d’organe.

Dr Thierry Uettwiller

Président CROM d’Alsace

Prélèvement d’organes : les nouvelles modalités au 1er janvier 2017

L’article 192 de la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 (loi 2016-41) et son décret d’application du 11 août 2016 (décret 2016-1118) change les modalités d’expression du refus de prélèvement d’organes après le décès.

Le grand principe de la loi est le retour au consentement implicite SANS recherche de témoignage du défunt auprès des proches (entourage familial ou amical), tel que cela existait du temps de la loi Caillavet (1976) ; la recherche de témoignage avait été introduite par les lois dites bioéthique de 1994. Avant le prélèvement d’organes, le médecin informe les proches de la nature et de la finalité du prélèvement d’organes.

Outre l’inscription sur le registre national des refus de prélèvement, plusieurs modalités d’expression du refus existent désormais :

  • ce refus peut être écrit, et confié alors à un proche ; l’écrit doit être daté et signé par son auteur dûment identifié
  • si la personne ne peut écrire ni signer un tel document, elle peut demander à deux témoins de le rédiger ; le document est alors transmis à la coordination hospitalière de prélèvement
  • un proche peut faire valoir le refus de prélèvement, mais il devra être transcrit par écrit, en mentionnant précisément le contexte et les circonstances de cette expression, être daté et signé par le proche et l’équipe de coordination hospitalière.

Pour rappel, le refus de prélèvement :

  • peut concerner l’ensemble des organes et des tissus susceptibles d’être prélevés ou seulement certains de ces organes ou tissus ;
  • est révisable et révocable à tout moment ; l’équipe de coordination hospitalière de prélèvement prend en compte l’expression de volonté la plus récente.

Enfin, la carte de donneur d’organes n’est donc pas un document officiel. Mais elle facilitera la tâche de l’équipe de coordination hospitalière !

Dr Thierry Uettwiller

Président CROM d’Alsace